Reprends le contrôle

Endométriose et émotions

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Gérer les émotions négatives

Nous sommes nombreuses à ressentir que les émotions négatives sont souvent liées avec une augmentation de nos symptômes d’endométriose. Il a par exemple été prouvé que le stress engageait une réponse inflammatoire dans l’organisme, pouvant accentuer les symptômes des maladies inflammatoires telles que l’endométriose 1.

J’ai partagé avec la douce Fanny du compte instagram @chere.endometriose2 une réflexion en live sur les émotions négatives qui pouvaient nous traverser dans notre parcours d’endométriosiques.

Je vous partage ici quelques pistes de réflexions sur nos émotions négatives, les pensées qu’elles peuvent nous procurer et des idées pour les diminuer.

Culpabilité

Le type de pensées culpabilisantes qui peuvent nous traverser.
  • Je ne suis pas assez forte.
  • Je ne m'occupe pas de mes proches / mes enfants.
  • Je suis un poids.
  • Je devrais me forcer.
  • Je suis une flemmarde.
  • Je suis responsable de ma maladie et de mes douleurs.
  • Les autres s'en sortent mieux que moi.

Quelques idées pour diminuer cette culpabilité

  1. Je parle à mes proches et prends un temps lorsque je suis moins fatiguée pour expliquer à quel point la maladie me vide de mon énergie. Je peux m’aider de la théorie des cuillères par Christine Miserandino.
  2. Je minimise mes contacts avec des personnes qui me mettent mal à l’aise ou ne veulent pas me croire.
  3. Je réfléchis avec mes proches pour mettre en place une routine qui me libère du temps / de l’énergie.
  4. Je parle à mon médecin du travail ou mon médecin traitant de mes difficultés pour adapter mon environnement (ALD, kinésithérapie, algologie, ergothérapie…).
  5. Je n’oublie pas qu’apprendre à vivre avec une maladie chronique prend du temps.
  6. Je me rappelle que je ne suis pas responsable de ma maladie, tout comme les 10% de personnes atteintes d’endométriose.
  7. Je sais que nous n’avons pas toutes les mêmes lésions, les mêmes moyens et les mêmes soutiens pour traverser ces épreuves. Je n’ai pas de raisons de me comparer.
  8. Je me rapelle que je fais du mieux que je peux avec les moyens que j’ai.

Peur

Le type de pensées effrayantes qui peuvent nous traverser.
  • J'ai peur que l'endométriose évolue.
  • J'ai peur pour ma fertilité.
  • J'ai peur de mon prochain rendez-vous chez le médecin.
  • J'ai peur de me faire opérer.
  • J'ai peur de me faire opérer.
  • J'ai peur d'avoir une crise n'importe quand et de souffrir.
  • J'ai peur que mes proches ou mes collègues me fassent des remarques.
  • J'ai peur de ne jamais accepter la maladie.

Quelques idées
 pour diminuer ces peurs :

  1. Je me renseigne sur l’endométriose.
  2. Je m’entoure de professionnels de santé à l’écoute et bienveillants.
  3. Je n’hésite pas à demander plusieurs avis de la part de professionnels de santé.
  4. Je préviens mes proches ou collègues de mes douleurs et donne des pistes pour qu’ils puissent gérer au mieux pendant les crises.
  5. Je me donne des petits challenges malgré la peur et je réapprends que les choses peuvent aussi bien se passer.
  6. Je prends des décisions qui me rendent heureuse.

Colère

Les pensées colériques qui peuvent nous traverser.
  • Pourquoi moi ?
  • Ils sont idiots ou ils font exprès ?
  • C'est facile pour eux.
  • Je déteste cette endoconnasse.
  • Ils font n'importe quoi et ils sont en bonne santé, c'est injuste.
  • Qu'est-ce que j'ai fait pour mériter ça ?

Quelques idées pour évacuer cette colère :

  1. Je reconnais qu’une partie de ma colère est là pour me protéger de paroles ou d’actes qui me font du mal.
  2. J’accepte cette colère et je prends conscience que j’ai le droit d’exprimer ma tristesse et mes limites.
  3. Je m’entoure de personnes qui sont prêtes à faire des efforts pour m’aider à prendre en charge ma maladie. Je minimise mes contacts avec celles qui me font du mal.
  4. J’ai le droit de dire non. J’ai le droit de dire que je ne suis pas d’accord. J’ai le droit de ne pas subir les paroles des autres et de partir.
  5. Je m’entoure de personnes pour qui mon avis compte.
  6. Si je ne me sens pas à l’aise avec l’idée de donner mon avis, je peux m’entraîner en :
 écrivant (une lettre sans destinataire pour exprimer ce qui ne va pas, refaire un dialogue comme j’aurais aimé qu’il se déroule…) ou en parlant (une fois seule, dire tout haut ce que j’aurais aimé dire à la personne visée, trouver une tierce personne qui est prête à m’écouter…).
 Cela m’évite d’avoir des pensées qui tournent en boucle.
  7. Petit à petit, je me mets de moins en moins dans des situations qui me mettent mal à l’aise.
  8. Je reconnais que la maladie et cette colère qui en a découlée m’ont appris à me protéger.

Anxiété

Les pensées anxieuses qui peuvent nous traverser.
  • Et si j'ai un problème grave ?
  • Est-ce que mon endométriose va évoluer ?
  • Le temps passe et je n'arrive toujours pas à tomber enceinte…
  • Et si j'ai une crise pendant la soirée ? Autant ne pas sortir…
  • Je ne vais pas pouvoir tenir toute la journée de travail si j'ai mal.
  • Si je lui dis que j'ai mal pendant les rapports ou que j'ai une endométriose, il/elle va me larguer.
  • Encore en arrêt de travail… Je vais avoir des remarques…

Quelques idées pour diminuer cette anxiété :

  1. Je ne peux pas tout contrôler, tout ne peut pas être parfait. J’apprends à lâcher du lest sur certaines choses pour diminuer mon angoisse.
  2. Je fais des listes de mes tâches pour diminuer ma charge mentale. J’essaye de surestimer un peu le temps qu’il faut pour chaque tâche pour être large. J’essaye d’être honnête avec moi-même : est-ce vraiment réalisable ? Sinon, je demande de l’aide pour certaines tâches et je ne culpabilise pas de ne pas tout faire.
  3. Je me demande si certaines tâches valent vraiment mon temps et mon énergie et je les abandonne si ce n’est pas le cas.
  4. Malgré le stress, je m’accorde des moments pour moi, dans lesquels je fais ce que je veux sans pression sociale.
  5. J’apprends à couper le téléphone et les réseaux sociaux pour faire des pauses et diminuer ma charge mentale.
  6. J’apprends à me mettre des limites en temps, énergie et patience et je communique au maximum ces dernières.
  7. Je parle de mes angoisses au maximum aux personnes concernées (psychiatres, psychologues, conjoint.e, collègues, médecins…)
  8. Je respire en conscience. Je peux m’aider de la cohérence cardiaque, la méditation et du yoga pour m’aider à diminuer mon stress.

Sources

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